Zarza Forum - Le Forum National d'arts appliqués

Accueil blog

6 avril 2009

Interview de Médéric Mille en licence d’arts appliqués

Classé dans : Non classé — Catalarem @ 17 h 42 min

Médéric Mille en 3° année de licence d’arts appliqués à l’Université de Toulouse 2 Le Mirail.

Je m’appelle Médéric Mille. Après un Bac scientifique, j’ai fait une MANAA à l’ENSAAMA sur Paris et j’ai poursuivi dans la même école en BTS Communication Visuelle. Je suis actuellement en troisième année de licence d’arts appliqués à l’Université de Toulouse 2 Le Mirail.

Que fais tu dans ta section, concrètement ?

Nous pouvons partager les cours en deux parties : une partie théorique et une partie pratique. En effet, étant à l’Université, nous profitons de professeurs-chercheurs et ainsi on a des cours tels que analyse des arts appliqués, sociologie des arts, histoire de l’art, analyse des arts appliqués. Ce qui est intéressant c’est que chacun des professeurs ont une spécialité et font leurs cours suivant leur recherche. Nous changeons de professeurs à la fin du semestre qui permet de repartir avec des enseignants différents. Précisément, le cours d’arts numériques que l’on a eu au premier semestre était pour moi très particulier, il était vraiment passionnant, très intensif en théorie pour comprendre l’évolution des arts numériques mais aussi au niveau des exemples que l’on a pu voir.  Je dirais que c’est la partie la plus différente d’un cursus de BTS, un savoir important au niveau des arts et de leurs compréhensions.

Faire travailler la mémoire

Sur le sujet “design de grand-mère” j’ai créé des manuels obsessionnels qui occupent le temps, permettent de faire travailler la mémoire et quelques fois rendent fou.

Dans  la partie pratique nous avons une spécialité  à choisir, j’ai choisi “cadre de vie” qui est un cours de création par rapport à notre environnement. Les projets sont divers : concours “europe by designer” (qu’est ce que représente l’Europe pour vous?), concours “betwin”(sujet architecture, urbanisme). Un cours de communication visuelle où cette année nous avons travaillé essentiellement sur de la vidéo et concours Chaumont. Nous avons cours d’expression plastique dirigé essentiellement par des artistes plasticien. Le cours de projet est notre cours principal, les sujets sont assez conceptuels dans le sens où l’on ne comprend pas toujours au premier abord, quelques exemples : ma grand mère fait du design, créer un objet à l’aide d’une pomme et de Dr Jeckyll et Mr Hide, négociation d’1 mètre cube,…

Complément de signalétique

Le ruban adhésif “cm3/s” est un complément de signalétique qui permet d’intégrer la notion de temps par le déplacement dans l’espace. Ajoutez une autre dimension aux signes, mesurez du temps, découpez du temps, affichez la dimension t, “Négociez de l’espace-temps!”

Enfin nous avons un cours de séminaire. Il s’agit d’un sujet personnel auquel on doit répondre, une sorte de mini-mémoire. On s’impose une problématique et on se pose des questions, on rédige, on produit pour arriver à constituer une recherche importante. C’est un cours qui demande beaucoup d’investissement personnel.

Vidéo pour promouvoir les activités du CIAM (Centre d’Initiatives Artistiques du Mirail), le cinéma par exemple.

Je n’ai pas vraiment parlé de l’orientation générale de la licence. Nous ne pouvons pas le cacher, l’ensemble des professeurs pour les cours de projets sont essentiellement orientés vers le design produit. Cependant,  il est possible de diriger autrement le sujet dans la mesure où l’on y répond et  où l’on sait défendre ses projets (graphisme, textile, architecture,…). C’est très libre si l’on veut, on peut très facilement s’approprier les sujets comme des projets personnels. En ce qui concerne une classe d’université, c’est vraiment très difficile car nous sommes livrés à nous même. Nous sommes 60 élèves dans une classe autant vous dire que les professeurs ne connaissent aucun prénom si ce n’est ceux qui se mettent en avant. Il est très facile de se faire oublier (ou plutôt de ne pas se faire connaître) et de fuir la fac. Il faut savoir s’imposer une rigueur et profiter de cette enseignement. Pour ma part j’apprécie vraiment cette formation, je trouve qu’elle est très bien après un BTS. Après une formation comme le BTS en arts appliqués qui est très intensif et professionnalisant, il s’agit là d’une possibilité de reprendre ce que l’on a appris vers des sujets plus personnels où l’on peut prendre plus le temps de se les approprier. Ce qui est bien aussi c’est d’avoir une équivalence et de rentrer en licence 3 et d’obtenir à la fin de l’année un bac+3.

Europe by Designer

Concours Europe by Designer : qu’est ce que l’Europe signifie pour vous ?
Une unité, des unités.

À quelles poursuites d’études cela t’engage t il ? Que compte tu faire l’année prochaine ? / À quelle insertion professionnelle ?

Pour ma part, je souhaite intégrer une classe de DSAA communication visuelle car cet enseignement me permettra de pousser ma réflexion sur le graphisme, notamment avec la rédaction d’un mémoire en deuxième année. Si je n’ai pas cette formation je pense poursuivre en master car c’est un bon équivalent pour continuer une recherche liée au graphisme et pouvoir à côté de cette formation commencer une activité professionnelle.

Après une licence en arts appliqués il me semble que c’est très difficile d’avoir une insertion professionnelle c’est pour cela que je trouve bien de faire une licence en équivalence après un BTS. La plupart des personnes de ma classe ne se sentent pas après 3 ans à la fac de commencer à travailler.

Concours Chaumont 2009,

Concours Chaumont 2009, “avoir 20 ans”, pour moi avoir 20 ans c’était avant un truc chiant : la recherche du stage, quelque chose qui est vrai pour tous.

Que penses tu de ton école ?

L ‘Université manque énormément de moyens c’est pourquoi les élèves ne se sentent pas capables de commencer à travailler directement après une licence. Il n’y a pas d’ordinateur et donc aucune formation technique possible sur les logiciels… Il faut tout faire de soi-même. Il n’y a aucun budget pour rien. La seule chose qu’il y a chaque année en Licence 3  est un workshop, cette année par exemple il s’agissait d’un travail avec Luki Huber (designer espagnol), deux semaines à Barcelone, mais avec une sélection de 7 élèves sur la classe. C’est un bon début, les professeurs font le nécessaire pour faire bouger les choses mais c’est difficile.

Quelles sont les qualités attendues chez un futur élève de ta section ?

Les qualités attendues sont principalement de la rigueur, car à la fac il n’y a pas d’appel, pas d’absence à justifier, on ne connaît pas ton nom, on ne t’attend pas. Tu dois montrer ton travail, montrer que tu as envie de faire des choses. Les professeurs veulent des gens réactifs qui viennent avec ce qu’ils ont fait sinon il vaut mieux rester chez soi. Motivation et création.

Aurais tu quelques travaux à nous montrer ?

Sur mon site !

Et bien merci Médéric pour toutes ces explications !

Pas de commentaire »

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article. Adresse web de rétrolien

Laisser un commentaire